Jour zéro

11 septembre 2019. Faisons comme si cette date n’avait aucune connotation d’horreur, lorsqu’elle est pour moi synonyme de rêve et d’accomplissement.

Alors me voici de nouveau à Charles-de-Gaulle, immense parking aux oiseaux de fers et aux milles-et-unes promesses de nouveaux mondes. J’étais là aussi, il y a un peu plus d’un an, prête à embarquer pour le pays du soleil levant, le Japon. Aujourd’hui, c’est pour le pays du matin calme, la Corée.

Et j’en viens à me demander si tous les pays d’Asie peuvent être défini par des périphrases.

Il y a un an et demi, j’ai rejoint l’une de mes meilleures amies Lara, française expatriée au Japon pour une année. Nous avons fait le tour du pays pendant deux longs mois, de Tokyo à Osaka, en passant par la Corée du Sud, ainsi que l’île Ishigaki.

Marc Thiercelin a dit que voyager c’est grandir. Que c’est la grande aventure, celle qui laisse des traces dans l’âme. Mon âme à moi est remplie à ras bord de ces traces voyageuses. Ces deux mois ont été forgeurs, mais le plus grand mérite revient à Lara.

À toi, ce bout d’humain avant-gardiste, lumineux et inspirant, tous les merci du Monde ne seraient suffisants. À nos longues discussions faites de prises de consciences, de rêves trop grands, et d’éclats de rires. Lorsque je te regarde, c’est comme si tu connaissais déjà tous les secrets de l’Univers. Puisse celui-ci nous offrir d’autres voyages et de nouveaux épisodes pleins de rebondissements aux quatre coins du globe.

Lors de ces deux mois, nous n’avons passé qu’une seule et unique semaine à Séoul, capitale de la Corée du Sud. Sept jours qui ont suffit à me faire tomber amoureuse de cette ville. Pour la première fois de mon existence, je me suis sentie à la maison. Là, où je n’avais jamais été auparavant. À pourtant 9 155 kilomètres de là où j’habitais en France.

Je me souviens avoir posé un pied à Charles-de-Gaulle à mon retour, et m’être promis de retourner vivre à Séoul.

11 septembre 2019. J’attends le vol de ma promesse.

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Jour un et quatre françaises

13 septembre 2019

Mention spéciale aux 23 kilos autorisés en soute de Air France, vous êtes des super radins. Moi et mes 25 kilos avons du user d’ingéniosité pour partir tous ensemble sans payer de supplément bagage. D’après mes calculs, les 25 kilos de l’aller + les 1 an de vie écoulée, le retour de l’année prochaine s’annonce moyennement amical.

25 + x =/= 23

13 heures de vol et 7 heures en plus de décalage horaire plus tard, me voici à Séoul, ma douce tant attendue. Et comme les réseaux sociaux peuvent parfois bien faire les choses, j’y ai retrouvé trois amies françaises.

Séoul n’attendant pas, nous voici le lendemain de mon arrivée en route pour le Lotte World 롯데월드 . N’ayant pu y aller l’année dernière faute de temps disponible, dire que j’étais impatiente est un euphémisme.

Le Lotte étant composé d’un parc à thème, à la nuit tombée nous avons vu apparaître des personnages surnaturels liés à Halloween, en l’occurrence de nombreux vampires à la beauté époustouflante tels des remakes d’Edward Cullen. Nullement impressionnées par leur charme (c’est totalement faux) nous avons continué à découvrir les différentes attractions. Plus tard, la journée s’est terminé sur une parade d’Halloween, avec une mise en scène, des monstres et des costumes impressionnants.

Séoul, comme de nombreuses capitales est une super-active qui ne dort jamais, c’est d’autant plus vrai lorsque l’on réside à Hongdae 홍대 sans doute le quartier le plus connu de la capitale avec celui de Gangnam 강남 . Hongdae est le quartier jeune par excellence, connu pour ses arts de rue et ses boîtes de nuit.

Nous avons donc continué la soirée dans un bar aux milles et unes plantes accrochées au plafond, puis terminé la nuit au karaoké, l’une des activités favorite des coréens (puisque injustement parlant ils ont tous des talents innés pour le chant). Et sans trop se soucier d’avoir massacré Bruno Mars, Bigbang et Sia, nous avons finalement réussi à rentrer nous coucher.

INFOS :
adresse : 240 Olympic-ro, Jamsil-dong, Songpa-gu, Seoul
Sachez qu’il est extrêmement facile de trouver des tickets en réduction, que ce soit des pass d’entrée ou magic pass, sur les sites touristiques, le site du Lotte World, ou bien sur place.

SM town et Twotuckgom store

14 septembre 2019

Le programme du jour est fortement lié à la partie de moi fan.

La pop coréenne, aujourd’hui abrégée au terme de Kpop est depuis les années 2000 devenue un phénomène mondial. La Kpop ayant été mon premier point d’intérêt lié à la culture asiatique et coréenne, elle est une partie de moi très importante.

Moi et les filles avions donc prévu notre petit emploi du temps à Gangnam-gu 강남구 , à commencer par la SM TOWN coexartium, un centre de loisir/shopping dédié aux artistes de la SM Entertainment. La SM town est composée de différents stores, un musée, un café, et un théâtre.

Les filles m’ont ensuite accompagné (étant donné que je suis la seule Monbebe*) au Twotuckgom store qui est temporaire et fermera cet hiver. Nier le fait que je voulais acheter tout le magasin serait mentir. Et pourtant, pour ma part je trouve la plupart de leurs peluches moyennement jolies et, comme si ça ne suffisait pas, leurs noms ridicules. Mais, puisque Monsta X mérite mon argent, j’ai donné telle une pigeonne. Sans aucun regret.

Le store était divisé en deux parties, une pour Monsta x et une pour Nu’est, ainsi qu’un café à l’étage. J’ai adoré celle de Nu’est, leurs goodies étaient adorables.

Au vu de mes photos précédentes concernant la SM town, on devine aisément que le groupe qui m’intéresse parmi les artistes de la SM est SHINee. C’est pourquoi j’avais soigneusement enregistré l’adresse d’un ad, un panneau publicitaire dans le métro Séoulien mis en place pour les vingt-huit ans de Kibum, chose très courante lors d’anniversaires d’idoles*.

INFOS
monbebe* : nom de la fanbase (= fans) de Monsta X
idoles* : le statut d’idole coréenne est un terme bien précis qui dépasse le job de « simple chanteur ». Les idoles suivent pendant de nombreuses années des entraînements de danse, de chant et/ou de rap, de langues étrangères, afin de les perfectionner au mieux possible. Ils doivent entretenir une image publique irréprochable, et dédient leur temps et souvent leur vie à leur travail.

adresse SM town : 06164  513, Yeongdong-daero, Gangnam-gu

Palais

Dans la famille des sites touristiques incontournables de Séoul, je voudrais ses palais.

A compter par dizaines, ces sites transmettent et partagent la culture ainsi que l’histoire du pays. Ce qui est assez surprenant, c’est l’architecture semblable que partagent ces lieux, sans pour autant jamais être identiques. Chacun possède son histoire singulière, et témoigne de la période Joseon, dynastie de rois coréens qui occupa le trône de 1392 à 1910.

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Gyeongbokgung 경복궁

Ce palais au nom un tantinet complexe est le plus célèbre et visité du pays. Gyeongbokgung signifie « palais du bonheur resplendissant ». Difficile de passer à côté de cet incontournable.

Construit en 1394 par le fondateur de la dynastie Joseon, le roi Taejo, il fut la résidence principale de la famille royale. Lors des invasions japonaises (1592-1598) la majorité du palais est détruite par les flammes. Laissé à l’abandon pendant 250 ans, il est finalement reconstruit en 1868 puis à nouveau détruit pendant l’occupation japonaise (1910-1945). Le projet de restauration par le gouvernement sud-coréen est en cours depuis 1990.

Gyeongbokgung est le plus grand palais du pays et plusieurs pavillons sont accessibles au public, dont la salle du trône et les résidences royales. Ses jardins paisibles et sa vue sur la montagne Bukhansan en ont fait pour moi un lieu plein de sérénité et de beauté intemporelle.

Comme dans tout palais, on y croise de nombreux visiteurs (coréens et internationales) habillés en hanbok 한복 costume traditionnel coréen. Tous différents mais tous plus beaux les uns que les autres.

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Changdeokgung 창덕궁

Changdeokgung ou « palais de la prospérité » était le favori de nombreux rois de la dynastie Joseon. Il est inscrit au patrimoine de l’UNESCO depuis 1997.

Sa construction eut lieu de 1405 à 1412. Comme Gyeongbokgung, il fut totalement détruit durant l’invasion japonaise de 1592 puis reconstruit en 1609. Victime d’un incendie en 1623, puis attaqué par les Qing, les Français et les États-Unis, il reste, malgré les reconstructions successives, fidèle à son dessin initial.

J’ai eu la chance de pouvoir visiter ce palais par une journée ensoleillée de -3°c, autant dire qu’il n’y avait pas foule et ça c’était un véritable bonheur. J’y ai trouvé la disposition des bâtiments bien plus harmonieuse que celle de Gyeongbokgung.

Derrière le palais se trouve le Huwon 후원 (jardin arrière) étendu sur 32 hectares. Construit à l’origine pour la famille royale et les femmes du palais, ce jardin comprend un étang de lotus, pavillons, pelouses paysagées, arbres et fleurs. La particularité de ce jardin est qu’il n’est accessible que sur visite guidée (réservée à l’avance) pour une poignée de privilégiés. Je n’ai pas pu y aller ce jour là, mais compte aller découvrir cette merveille au printemps.

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Deoksugung 덕수궁

Deoksugung ou « palais de la longévité vertueuse » est un palais fortifié construit au 15ième siècle dans le but de servir de résidence au prince Wolsan.

Il comprend la porte principale Daehanmun, où a lieu tous les jours la reconstitution de la relève de la Garde royale comme elle était pratiquée sous la dynastie Joseon.

Deoksugung, comme les quatre autres palais royaux, fut lourdement détruit durant l’occupation japonaise. Actuellement, il ne demeure qu’un tiers des bâtiments présents avant l’occupation.

Entouré de buildings ultra modernes, ce palais est aussi unique que surprenant. Il possède à la fois des structures architecturales de la période Joseon et des bâtiments occidentaux de type néo-classique, dont le musée d’art national.

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à suivre…

Parcs et verdure

« Dans les forêts et les montagnes, les animaux ne laissent pas de déchets comme les humains le font. S’il vous plait, agissez comme des animaux. »

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Yeouido 여의도

Yeouido est un quartier-île de Séoul (ou waard). C’est le principal quartier financier et d’investissement de la ville et malgré ses hauts buildings, il n’abrite pas moins de 5 parcs, dont le parc Yeouido ainsi que le parc public de Han river, rivière qui traverse Séoul.

Depuis quelques années, on y trouve les célèbres lettres ‘ I · SEOUL · U ’ slogan développé dans le but de promouvoir la diversité coexistante à Séoul. Une image qui relie différences et partage, plaçant Séoul au centre de toutes les relations. Une capitale où diverses nationalités et générations, montagnes et rivières, palais et gratte-ciel, coexistent en harmonie.

En 2016, une réplique de la sculpture emblématique de la petite sirène de Copenhague a été installée sur le bord de Han river. Elle a été inaugurée par le maire de Séoul Park, le Premier ministre danois et le maire de Copenhague. Les deux capitales avaient convenu en 2014 d’échanger des statues symboliques, Copenhague s’est vu quant à elle offrir une sculpture avec la porte Gwanghwamun de Séoul.

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Seonyudo 선유도

Seonyudo est en réalité une île de Han river, entièrement composé d’un parc écologique. Je me souviens avoir été en pleine recherche de parcs à mon arrivée à Séoul ; au bout de deux semaines environ mes poumons de petite campagnarde ne supportaient plus la pollution de la capitale. Obligée de porter un masque à chaque sortie, je me sentais revivre dans les parcs.

Seonyudo n’est à première vue pas très évident à atteindre du fait de son emplacement, mais c’est un petit bout de paradis au milieu de l’eau, où entendre des oiseaux chanter m’a même surprise tant j’avais oublié cette mélodie dans toutes ces rues bétonnées.

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Haneul 하늘

Haneul Park 하늘공원 signifie en coréen « parc du ciel » justement nommé puisqu’il est situé en hauteur et offre une vue imprenable sur Séoul.

Autrefois décharge, ce parc est un incroyable exemple de régénération écologique et urbaine. Chaque année en octobre, l’herbe argentée est en fleurs (également connue sous le nom d’eulalie ou d’herbe de pampa). On atteint Haneul en grimpant un escalier en bois de 291 marches ou en faisant un tour sur le tramway électrique du parc.

J’y suis allé en été et en automne. On peut y voir la différence de couleurs sur mes photos. Ma promenade dans le froid de l’automne a été beaucoup plus agréable car le parc était entièrement vide et d’un calme absolu.

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Seoul Botanic Park 서울식물원

Inauguré en 2019, le parc botanique de Séoul a été construit avec pour objectif de sensibiliser le public à la biodiversité et à la culture des plantes. L’idée étant de faire de Séoul une ville en phase avec le développement durable.

Le parc d’une superficie de 504 000㎡ se compose d’un jardin botanique avec son énorme serre, et de trois zones thématiques extérieures distinctes et gratuites (la zone forestière, le jardin du lac et la zone humide). L’un des projets du jardin botanique est d’introduire de nouvelles plantes, avec pour objectif passer de 3 100 espèces à 8 000.

à suivre…

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Hongdae 홍대

Comment continuer à parler de Séoul sans présenter Hongdae, berceau de mon affection pour cette ville. L’année dernière lors de mon voyage Japon-Corée, c’est dans le quartier jeune de Hongdae que j’ai résidé, et je n’ai plus jamais voulu le quitter.

Hongdae est sans aucun doute l’un des quartiers les plus célèbres de la capitale. Lieu aux milles et uns talents, il est connu pour sa vie nocturne étudiante animée, ses salons karaoké, bars, discothèques, musiciens et artistes de rues, ses boutiques de vêtements par milliers et cafés originaux. Hongdae ne dort jamais et il est impossible de s’y ennuyer.

Je ne compte plus les fois où je me suis égosillée la voix en massacrant les chansons de Sia, Rihanna ou Linkin Park au beau milieu de la nuit. Entre les week-ends en boite de nuit, les bars et karaokés, ou même les séances de cinéma de 1h à 3h du matin, je n’oublie pas une phrase de mon frère lorsque je l’ai eu au téléphone : « tu as une vie de dépravée là-bas ma petite sœur ! » on en a ri. Mais ici, c’est la normalité. Sans compter le fait que Hongdae est principalement animé la nuit, les journées coréennes sont tellement occupées par les études ou le travail que le temps libre ne commence que tard le soir.

Et je n’oublierais certainement pas d’ajouter que se balader dans ces rues en pleine nuit, seule, talons et vêtements de soirées ou non, ne m’a jamais fais ressentir l’insécurité et le malaise que je peux avoir en France.

Ces rues, je les connais par cœur. il faut se perdre à Hongdae pour découvrir des pépites : des magasins surchargés et si mignons, à l’effigie de personnages animés. Des jeux d’arcades à tous les coins de rues, et ces rues qui ne désemplissent pas ni le soir, ni les week-ends. De la street food pour se remplir le ventre, et des cafés à animaux tous plus aberrants les uns que les autres.

Hongdae, c’est l’un de mes endroits favoris sur cette planète. Et l’une de mes meilleures amies m’a ordonné avant mon départ : « Go where you feel the most alive » traduit par « Vas ou tu te sens le plus vivante » . Mots que j’ai suivi à la lettre.

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Vie d’expatriée pendant un an

Afin d’éclairer l’inconnu et toutes ces questions de « Pourquoi » que j’ai pu recevoir :

  • Qu’est-ce que le PVT ?

Le PVT qui signifie « Programme Vacances Travail » est un visa d’immigration temporaire permettant à son détenteur de voyager dans différents pays étrangers tout en y travaillant. Obtenir ce PVT me permet donc de vivre pendant une année en Corée, d’exercer un travail sur place et de suivre des études.

  • Pourquoi partir ?

Ma maman m’a souvent qualifié de pigeon voyageur, pas très valorisante comme comparaison mais c’est une certaine façon de me décrire comme globe trotteuse. Je n’ai pas encore eût la chance de voyager énormément dans ma vie, mais cette envie de nouvelles frontières est en moi depuis toujours. Je ne peux pas expliquer pourquoi je veux toujours marcher ailleurs, ou pourquoi je veux marcher si loin, de même que vous ne pourrez pas m’expliquer pourquoi vous aimez le café.

  • Pourquoi l’Asie ?

Je n’ai jamais été prédestinée à m’expatrier en Corée du Sud. Mon intérêt et mon affection pour l’Asie se sont développés lors de mes années étudiantes, soit assez tard. Et par concours de circonstances, je me suis retrouvé au Japon du jour au lendemain affublée d’un sac de randonné 20 litres pour 2 mois de périple.

  • Pourquoi la Corée du Sud ?

Comme évoqué dans les articles précédents, j’avais développée une passion soudaine et plutôt envahissante pour la musique coréenne, s’en suivant un intérêt général pour la culture du pays. Tout était si nouveau et différent de la culture française. Évoquons également le fait que nous sommes en 2020 et que la plupart des personnes ne différencient pas le pays le plus dictatorial du monde la Corée du Nord à la Corée du Sud. Combien de fois j’ai du entendre avant mon départ « Tu vas vivre dans le pays de Kim Jong-un ? ». Je ne suis pas une experte en Corée du Nord, mais ce pays est en tant de points différent de la Corée du Sud. Il faudrait penser à s’instruire sur le reste du monde. L’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne.

  • Pourquoi Séoul ?

Lors de ma courte semaine passée à Séoul pendant mon voyage au Japon, j’en suis tout simplement tombée amoureuse. Je suis d’un caractère excessif et passionné, j’ignore comment être modérée. Et je savais à ce moment là que je voulais vivre dans cette incroyable et surprenante capitale. Ma douce et turbulente Séoul.

Une maman au bout du monde

Quand j’ai évoqué l’envie que j’avais de vivre en Corée du Sud à ma mère, elle m’a fait les gros yeux. Quand je lui ai annoncé que j’avançais la date du départ de 5 mois, elle ma fait les gros yeux. Et quand je l’ai quitté, ce sont ces mêmes gros yeux qui ont pleuré.

Mais ma super maman m’a offert la plus belle preuve d’amour. Elle, sa phobie de Paris et son angoisse de prendre l’avion seule ont fait le voyage du Sud de la France jusqu’à Charles-de-Gaulle. Elle a subit 13 heures de vol dans un avion où les films n’étaient traduit qu’en anglais, quittant pour la première fois l’Europe.

Et à l’aéroport d’Incheon, je l’ai retrouvé comme je l’avais quitté. Les larmes aux joues.

Nous avons eût un planning bien chargé. J’avais 11 jours pour lui faire découvrir ma ville et la lui faire aimer, à elle, femme casanière de la campagne.

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Namsan Seoul Tower 남산서울타워

Il a fallut attendre 5 mois avant que je mette les pieds à la Namsan Tower, alors que j’en rêvais depuis mon premier voyage à Séoul. La plupart savent combien j’aime prendre de la hauteur (en témoigne le rêve de ma vie qui fut mon saut en parachute).

La N tower n’est pas qu’une tour touristique mais également de télécommunications, construite en 1975 et ouverte au public en 1980. Elle mesure 236m de haut. Située au sommet de la colline Namsan, on aurait pu l’atteindre en montant quelques centaines de marches, mais moi, ma mère, les -4°c et mes oreilles rougies par le froid nous sommes mis d’accord pour utiliser le téléphérique.

Arrivées en haut, comme on peut s’y attendre la vue est à couper le souffle. Séoul s’étend à perte de vue de tous les côtés et ma mère n’a jamais vu si grande ville. Et pour cause, elle est la troisième mégapole mondiale après Tokyo et Mexico.

Outre la vue extraordinaire, la tour est une petite merveille (bien que payante). Des ascenseurs aux toits à écrans numériques, un couloir plongé dans le noir aux milles et unes lumières scintillantes illustrant le cosmos, observatoire en 360° avec inscrit sur les vitres le nom des plus importantes villes mondiales ainsi que la distance qui les sépare de Séoul…

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Maman et la nourriture Coréenne 엄마와 한국 음식을

Une des choses pour laquelle j’étais impatiente de retrouver ma super maman, c’était de pouvoir lui faire découvrir la cuisine coréenne. (bon d’accord et aussi de pouvoir traîner quelqu’un d’enthousiaste dans les restaurants vegan. Non non ce n’est pas de l’intérêt…) Ma maman est devenue pesco-végétarienne à mon départ ce qui signifie qu’elle ne consomme plus de viande mais continue à consommer du poisson.

Mon alimentation vegan pose un réel problème en Corée du Sud, et avoir ce soutien moral et commun de ma mère m’a permis de souffler un peu.

Elle a donc pu manger les ramens et anko (bien que ce soit japonais), udon, dumplings, tteokbokki, kimbap, bibimbap, kimchi, fish cake et j’en passe. Elle a également pu vite découvrir la passion inconsidéré des coréens pour les cafés.

La Corée comme malheureusement beaucoup de pays asiatiques ont un réel culte pour la viande, et je suis très triste à l’idée de ne pouvoir jamais découvrir certains plats typiques de la culture coréenne à cause de la viande. Pour autant, je m’abstiens avec grand plaisir.

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Nouvel an lunaire : Seollal 설날

La fête Seollal qui marque l’entrée dans le nouvel an lunaire est le premier jour du premier mois du calendrier chinois. La particularité de Seollal est qu’il possède une date variable selon les années, entre le 21 janvier et le 20 février. Cette fête liée au culte des ancêtres dure trois jours, celui du nouvel an, la veille et le lendemain. Cette année, elle se déroulait le 24, 25 et 26 janvier 2020.

Après avoir visité deux des cinq palais royaux depuis son arrivée, j’ai gardé Gyeongbokgung pour cette date où nous avons pu assister à une représentation traditionnelle de la garde royale à l’occasion de Seollal. Accompagnés d’une musique traditionnelle, la garde nous a offert des costumes que je ne leur connaissais pas jusqu’à lors.

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Et puis voilà qu’il a fallu raccompagner ma super maman à l’aéroport, le cœur en bandoulière et les larmes dégringolantes. Mais en plus d’avoir été une petite parenthèse qui m’a permit de supporter un peu plus l’éloignement des personnes que j’aime laissées en France, ça aura aussi été ma petite victoire à moi, d’entendre dire ma mère « maintenant, je comprends pourquoi tu es heureuse ici, et pourquoi tu aimes tant la Corée ».

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